• Publié le : 07-08-2026

  • Type : Projet

Dans le District Autonome d’Abidjan et les régions des Lagunes, de l’Agnéby-Tiassa et de la Mé, les transitions agroécologiques ne relèvent plus de l’expérimentation. Elles sont déjà à l’œuvre sur le terrain. 

Depuis 2024, le programme AVAL (Agriculture Vivrière Abidjan-Lagunes), mis en œuvre par Agrisud International avec AVSF et People Power Inclusion (PPI), accompagne les acteurs des filières vivrières afin de renforcer durablement la production, la transformation et la commercialisation du manioc, des légumes, de la banane plantain et de l'attiéké. 

Production, transformation, financement : les dynamiques sont enclenchées 

Les résultats enregistrés à mi-parcours témoignent de ces dynamiques. 

Près de 1 000 exploitations agricoles familiales sont aujourd’hui accompagnées dans l’adoption de pratiques agroécologiques et dans l’amélioration de la gestion de leurs activités économiques.  

Treize bio fabriques ont été mises en place au sein des organisations professionnelles, permettant la production de plus de 117 tonnes de bio-intrants destinés à réduire la dépendance aux intrants chimiques tout en améliorant l’autonomie des producteurs. 

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La transition concerne également l’environnement économique des exploitations. Quinze organisations professionnelles ont développé des services à destination de leurs membres, générant déjà plus de 20 millions de FCFA de chiffre d’affaires. Trente groupes d’épargne et de crédit ont été créés, tandis qu’un travail inédit a permis d'’adapter une offre de microfinance aux réalités de l’agriculture vivrière familiale. 

En aval des filières, les unités de transformation d’attiéké bénéficient d’équipements et d’appuis techniques qui améliorent les conditions de travail et la qualité sanitaire des produits. Plus de 200 unités artisanales et plusieurs unités semi-industrielles mettent désormais en œuvre des pratiques et technologies améliorées. 

Au-delà des chiffres, ces avancées traduisent surtout la capacité des producteurs, transformatrices et organisations paysannes à s’approprier les innovations proposées et à les adapter à leurs réalités. Bio-intrants produits localement, diversification des circuits de commercialisation, nouveaux services économiques portés par les coopératives, accès progressif à des solutions de financement : de nombreuses initiatives émergent aujourd'hui sur les territoires. 

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Documenter les pratiques qui fonctionnent pour amplifier l’impact 

C’est précisément pour comprendre, documenter et partager ces expériences qu’Agrisud, AVSF et PPI ont lancé, en juillet 2026, un travail de capitalisation. 

L’objectif est de transformer les enseignements issus du terrain en ressources concrètes et transférables. Comment accompagner une institution de microfinance pour qu’elle développe une offre adaptée à l’agriculture vivrière ? Comment créer et faire fonctionner une bio fabrique au sein d'une organisation paysanne ? Quelles pratiques agroécologiques se révèlent les plus pertinentes dans les contextes ivoiriens ? Comment développer des circuits de commercialisation de proximité valorisant les produits issus de l’agroécologie ? 

Autant de questions auxquelles le consortium entend apporter des réponses fondées sur l’expérience accumulée depuis le démarrage du programme. 

Conduite jusqu’à la fin de l’année 2026, cette démarche mobilisera les équipes d’Agrisud, d’AVSF et de PPI ainsi que les producteurs, coopératives, unités de transformation et partenaires institutionnels engagés dans les projets AVAL et PROFIT II. 

Parce que les transitions agroécologiques nécessitent non seulement d’agir, mais aussi d’apprendre, de transmettre et de partager, la capitalisation constitue une étape essentielle pour que les solutions éprouvées aujourd'hui puissent demain bénéficier à un plus grand nombre d’acteurs et de territoires. 

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EN SAVOIR PLUS sur le projet AVAL 

EN SAVOIR PLUS sur le projet PROFIT II